Le vrai problème n'était pas visuel : c'était architectural. Les contenus de l'Alliance s'étaient constitués par accumulation, sans logique de parcours. Un industriel et un responsable marque n'ont aucune raison d'entrer dans le même site de la même façon, et rien n'avait été pensé pour ça. visuel ?
Résultat : des informations stratégiques enfouies, des certifications sous-valorisées, et une base de contenus hétérogène impossible à faire évoluer sans repartir de zéro. À cela s'ajoutait la complexité du changement de nom : assurer la continuité de la légitimité de l'organisation dans une interface entièrement nouvelle, sans perdre la confiance des acteurs historiques de la filière.
Audit éditorial. Avant de toucher à l'interface, un inventaire complet des contenus existants a été conduit : évaluation de la pertinence, identification des manques. Cet audit a révélé des doublons, des contenus orphelins, et des angles entièrement absents, notamment sur les certifications qui sont le cœur de la légitimité de l'organisation.
Restructuration et réécriture partielle. En collaboration avec la responsable marketing de l'Alliance, la hiérarchie éditoriale a été redéfinie : quels contenus en premier, pour quel profil, avec quelle profondeur. Une partie des textes a été réécrite pour aligner le ton sur les ambitions de la nouvelle identité, moins institutionnel, plus factuel et engageant. Des gabarits de pages ont été définis pour chaque type de contenu (page fibre, page certification, actualité, projet sectoriel), garantissant la cohérence éditoriale dans la durée et l'autonomie de l'équipe pour les mises à jour futures.
Collaboration avec l'agence print historique. L'Alliance travaillait depuis longtemps avec une agence de design pour sa production print. Le lead sur la conception digitale a été pris en maintenant un dialogue régulier avec eux : les arbitrages graphiques et typographiques étaient soumis à leur validation pour garantir la cohérence entre les deux univers. Une façon de construire quelque chose de nouveau sans rompre avec ce qui existait.
Construction du design system en atelier. Le design system n'a pas été livré clé en main : il a été construit progressivement avec l'équipe de production et la responsable marketing, sur plusieurs mois. Ces sessions ont permis de confronter les choix graphiques aux contraintes réelles de production, d'ajuster les composants aux cas d'usage concrets, et de s'assurer que l'équipe s'appropriait les règles plutôt que de les subir. Palette, typographies, composants modulaires, règles d'espacement : chaque brique a été validée collectivement avant d'être documentée.
Accompagnement jusqu'à l'intégration. Sur un projet de plus de six mois, la relation avec le développement ne se résume pas à la livraison de maquettes. Les logiques sous-jacentes ont été transmises à l'équipe technique : états des composants, comportements responsive, règles de dégradation, pour que la fidélité du résultat tienne dans le temps.
Résultat
Une plateforme dont la cohérence tient à l'échelle : certifications, projets sectoriels, actualités coexistent sans friction, chaque profil trouve son entrée. Le design system rend les évolutions futures autonomes pour l'équipe, nouvelles langues, nouveaux volets thématiques, sans dépendre d'un prestataire à chaque fois. L'interface traduit la rigueur d'une organisation dont la légitimité repose sur la traçabilité et la certification, sans céder au greenwashing visuel dominant dans ce secteur.